Une crise comme celle du COVID-19 appelle des mesures énergiques. La Commission européenne a créé la facilité pour la reprise et la résilience, qui comprend plus de 723,8 milliards d’euros de subventions et de prêts. Pour réclamer une part de ce budget, les États membres devaient présenter un plan de réformes et d’investissements pour favoriser la transition numérique et verte. Dans Decarbonizing Europe, nous analysons et comparons les différents plans. À quoi les pays dépensent-ils leur argent, quelle est leur stratégie et comment font-ils face à la crise climatique ? Cette semaine : Malte

Malte (et ses deux îles encore plus petites, Gozo et Comino) bénéficie d’environ trois mille heures d’ensoleillement par an. En fait, même en hiver, le soleil brille en moyenne cinq à six heures par jour. Le pays regorge bien sûr de parcs solaires. Eh bien non, pas tant qu’il s’avère. Cela est dû en partie à la densité de population de Malte. Avec environ un demi-million d’habitants répartis sur 316 kilomètres carrés, l’archipel est le plus densément peuplé et État membre urbanisé de l’Union européenne. Il n’y a tout simplement pas beaucoup de terrain pour installer des panneaux solaires.

Pression publique

Les vingt dernières années en particulier ont vu une forte augmentation de la pression publique, et cela n’est pas tant dû à une explosion des naissances ou à une immigration en provenance d’Afrique, mais en raison des conditions fiscales et financières alléchantes que Malte offre à ceux qui amènent des affaires ou argent (euros ou roubles, selon le cas). Le manque de production d’énergie renouvelable est, en tant que tel, également la faute du pays. L’éolien ne perce pas non plus, précisément à cause de la forte pression publique, mais aussi par manque de volonté politique.

Voici une vidéo en anglais parlant un projet utile pour Malte :

En 2009, le gouvernement a identifié un certain nombre de sites où des parcs éoliens devraient être construits. Mais ces parcs éoliens, dont Wied Rini (sur terre) et Sikka I-Bajda (offshore), ne se sont jamais concrétisés. Lors d’une visite de quatre jours à Malte, nous n’avons remarqué que quelques éoliennes autoportantes (souvent d’une génération plus ancienne).

Aménagements portuaires

Selon les plans, un nouveau barrage brise-lames et un petit terminal de ferry comprenant une vente de billets abritée et une zone d’attente pour les voyageurs seront construits. L’élément durable de ce projet est que les habitants de Malte devraient être encouragés à prendre le service de ferry existant vers La Valette, entre autres destinations. Ensuite, les maltais qui aiment les voitures peuvent laisser leur voiture à la maison.

Reste à savoir si ce projet et d’autres seront finalement couronnés de succès. Par exemple, nous avons vu qu’une installation portuaire est également en cours d’élaboration à Sliema, sans aucune indication que le projet se terminera bientôt. Il convient de noter que cet investissement relève des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) pour les années 2014-2020.

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