La Commission européenne veut augmenter massivement la quantité d’énergie renouvelable dans l’Union européenne. Grâce à un énorme budget d’investissement totalisant pas moins de 300 milliards d’euros, l’objectif de ne plus importer de combustibles fossiles de Russie d’ici 2030 devrait être atteint.

Le plan proposé par le commissaire européen Frans Timmermans a été baptisé RePowerEU. Le Néerlandais a lancé cette initiative début mars, peu après le début de la guerre en Ukraine. Aujourd’hui, la Commission européenne a annoncé le prix du projet et ce qui devrait être fait avec cet argent.

Le plan consiste principalement à mettre à disposition beaucoup d’argent pour stimuler les initiatives privées. En outre, certains objectifs législatifs en matière d’énergies renouvelables sont affinés et les règles du jeu du Fonds de relance Corona sont modifiées.

Plus de solaire, d’éolien et de biogaz

D’ici trois ans, la Commission souhaite que la production d’énergie solaire en Europe soit deux fois plus importante qu’aujourd’hui. D’ici à 2030, la capacité totale de production d’énergie solaire devrait être portée à 600 GW.

Voici une vidéo relatant l’évolution du prix du gaz en anglais :

L’une des mesures prises pour y parvenir est l’introduction progressive d’une obligation légale d’installer des panneaux solaires lors de la rénovation des toits. Cependant, pour éviter de remplacer la dépendance aux importations de Russie par une dépendance à la Chine, les politiciens européens veulent investir dans une industrie « innovante » pour la fabrication de panneaux solaires.

À part cela, le plan de Timmermans fait pleuvoir des milliards un peu partout. Le Commissariat est prêt à investir 113 milliards d’euros d’argent public dans la création d’industries renouvelables et l’expansion de l’infrastructure de l’hydrogène. Un total de 56 milliards d’euros est mis à disposition pour l’installation massive de pompes à chaleur dans les foyers. Un autre montant de 41 milliards d’euros est destiné aux économies d’énergie dans l’industrie. Le principal réseau énergétique européen doit recevoir une impulsion de 29 milliards d’euros.

La Commission européenne veut allouer un montant spectaculaire de 37 milliards d’euros aux agriculteurs pour qu’ils puissent investir dans la fermentation du fumier. M. Timmermans attend beaucoup de la production de ce type de biogaz issu du fumier, appelé biométhane, qui doit remplacer à grande échelle le gaz naturel en tant que combustible dans les situations où les autres sources de chaleur ne sont pas envisageables.

Nouveaux objectifs

Tous ces plans et projets dépendent de la volonté des entreprises et des citoyens de s’impliquer. Les milliards de Bruxelles servent de levier pour attirer beaucoup plus d’investissements privés.

Mais en plus de stimuler l’investissement privé avec l’argent public, la Commission met en place un certain nombre de mesures formelles. Par exemple, l’objectif statutaire concernant la proportion d’énergie renouvelable en 2030 passe de 40 à 45 %. Ce qui est remarquable, c’est que la durabilité bénéficie d’un statut juridique protégé. Les énergies renouvelables seront désormais considérées comme étant d’intérêt public majeur.

En outre, les procédures permettant de construire rapidement de nouveaux parcs pour l’énergie solaire et éolienne doivent être simplifiées et donc accélérées. La Commission propose de désigner dans chaque État membre des zones dites prioritaires. Il devrait s’agir de zones où les projets peuvent être réalisés rapidement sans causer trop de dommages à l’environnement et avec des procédures raccourcies. Une carte numérique devrait aider les États membres à trouver ces zones.

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