Le tri des déchets alimentaires est une pratique relativement nouvelle en Lituanie. Y faire face est l’une des tâches les plus difficiles pour les municipalités, en particulier dans les premières étapes. Depuis 2019, conformément au plan national de gestion des déchets, les villes de plus de 50 000 habitants devaient commencer à mettre en place un système de collecte séparée de ces déchets.

Le recyclage des déchets alimentaires est également essentiel pour réduire les émissions. L’enfouissement des déchets organiques dans les décharges émet du méthane, l’un des gaz à effet de serre les plus dangereux dans l’atmosphère. De zéro recyclage en 2004, l’État balte a atteint un niveau de 45 % en 2020. Si la séparation fonctionne dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, on ne peut pas en dire autant des États de l’Est, où elle fait encore ses premiers pas. Donner une nouvelle vie aux déchets organiques fait également partie des pistes d’action à prendre.

Adapter les installations

Six villes ont été impliquées dans cette première phase de l’initiative, Alytus, la plus petite d’entre elles, devenant un modèle pour les plus grandes ainsi que pour d’autres villes à l’extérieur du pays qui doivent encore subir la transition. Ce qu’ils ont fait est très simple. Leur usine de traitement microbiologique, MBT, était nouvelle, et au lieu de construire une nouvelle usine, ils l’ont simplement modernisée, en adoptant l’équipement existant pour séparer les déchets.

Voici une vidéo parlant de ce processus :

À son avis, c’est la voie qui pourrait aider d’autres petites municipalités à faire la transition. Il s’agit simplement d’ajouter des tunnels pour collecter séparément ce type de déchets. Le gouvernement lituanien a lancé un projet d’investissement, avec un financement, jusqu’à cinq millions d’euros par usine, pour moderniser les installations, en fonction de la taille et de la quantité de déchets qu’elles peuvent traiter.

Comment sont traités les déchets alimentaires ?

Les installations de traitement biologique peuvent gérer les déchets de deux manières, soit par compostage, soit par méthanisation. Ce dernier procédé consiste à comprimer les déchets dans un conteneur dépourvu d’oxygène. De cette façon, les déchets sont décomposés par des micro-organismes ; la substance restante peut être réutilisée comme engrais. De plus, les émissions de méthane peuvent être captées pour générer du biogaz qui peut être utilisé comme source d’énergie. Le traitement de ces déchets est donc un élément clé pour évoluer vers un modèle d’économie circulaire.

En plus de cela, la réglementation peut également aider. Il est utile de déroger à la réglementation sur les sous-produits animaux. Il précise que ces déchets doivent être traités, à une température de 70 degrés Celsius, pendant une heure et broyés à 12 millimètres. La partie chauffage est énergivore et technologiquement difficile. En conséquence, plusieurs pays, dont l’Allemagne et l’Autriche, chauffent à des températures plus basses. L’Italie applique 55 degrés C pendant trois jours.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.