La couche d’ozone se trouve dans la stratosphère, entre 15 km et 30 km au-dessus de la Terre, et fournit un bouclier contre une partie des rayons ultraviolets nocifs du soleil. Sans cette protection contre l’ozone, des niveaux plus élevés de rayonnement ultraviolet atteindraient la surface de la Terre et entraîneraient une incidence accrue de cancers de la peau et de maladies oculaires, ainsi que des effets néfastes sur les plantes et les cultures, écrit l’Université de Leeds dans un communiqué de presse.

Un accord international a été signé afin d’encourager l’éradication de produits chimiques ayant des effets négatifs sur la couche d’ozone en 1980. Cela a pour objectif de protéger la couche d’ozone contre les chlorofluorocarbures notamment. En conséquence, le trou et l’amincissement qui étaient autrefois observés dans la couche d’ozone se sont réduits. Mais le rythme auquel la couche d’ozone se reconstitue est lent et, récemment, une nouvelle production illégale de CFC s’est produite.

Une équipe de scientifiques de l’Université de Leeds, du National Center for Atmospheric Science, du National Center for Earth Observation et de l’Université de Cambridge a développé une nouvelle méthode pour aider les régulateurs à évaluer plus précisément l’impact de la libération de produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone, et l’efficacité des mesures de protection de la couche d’ozone.

Nouvelle métrique

Connue sous le nom de mesure intégrée de l’appauvrissement de la couche d’ozone (IOD), la nouvelle mesure prend en compte trois éléments : la quantité d’ozone, la durée de vie et la force de l’émission.

Voici une vidéo montrant la santé de la couche d’ozone :

Le professeur Martyn Chipperfield, spécialiste de l’atmosphère et directeur de l’Institut des sciences du climat et de l’atmosphère à Leeds, et l’un des auteurs de l’étude, a déclaré que pendant de nombreuses décennies, les scientifiques ont utilisé une mesure très simple de la façon dont la couche d’ozone se rétablit. Cela était utile à bien des égards mais ne pouvait pas traiter des scénarios d’émissions très variables de substances appauvrissant la couche d’ozone. Le nouvel outil fournira une meilleure mesure de la façon dont la couche d’ozone se rétablit.

Évaluer le rétablissement de la couche d’ozone

L’auteur principal, le professeur John Pyle, du National Center for Atmospheric Science et de l’Université de Cambridge, a déclaré qu’il était temps d’adopter une nouvelle méthode pour évaluer l’état de la couche d’ozone. Suite au Protocole de Montréal, ils ont maintenant dans une nouvelle phase, l’évaluation du rétablissement de la couche d’ozone.

Cette nouvelle phase appelle de nouvelles mesures, comme l’appauvrissement intégré de la couche d’ozone. Cette nouvelle méthode peut aider à déterminer les effets des émissions. À l’aide d’un modèle informatique de chimie atmosphérique, ils ont pu mettre en évidence une relation linéaire simple entre l’IOD, la taille des émissions et les durées de vie chimiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.