Le blanchissement des récifs coralliens s’est répandu au cours des deux dernières décennies, drainant la couleur et la vie des coraux sous-marins et laissant derrière eux d’énormes étendues de fond de mer enrichies de squelettes de récifs fantomatiques. Tout au long des années 2000, de sombres rapports se sont multipliés.

Le blanchissement des coraux du plus grand récif du monde confirme que les récifs coralliens dans le monde sont en danger. En effet, la Grande Barrière de Corail d’Australie a connu son troisième blanchissement en cinq ans. Et cette fois, les conséquences ont été beaucoup plus désastreuses. Selon les études menées par les scientifiques de l’université australienne James Cook, la chaleur extrême est à l’origine de ce phénomène.

Un vrai désastre pour l’écosystème marin

Selon les scientifiques, c’est le deuxième événement le plus grave jamais vu. Ce qui est le plus préoccupant cette année, c’est que plus du tiers sud du récif sont été touchés par ce blanchissement. Ceci n’a pas été le cas lors des blanchissements qui ont eu lieu en 2016 et 2017. Les trois régions du récif sont donc désormais touchées par ce phénomène.

Les coraux blanchissent lorsque l’eau qu’ils habitent se réchauffe, et ils perdent les algues pigmentées qui leur fournissent de la nourriture par la photosynthèse. Le blanchissement n’est pas toujours fatal. Selon l’intensité de l’événement, les récifs peuvent partiellement se rétablir en une décennie, mais ces derniers temps, les vagues de blanchissement sont arrivées si vite qu’il n’y a pas de temps pour la récupération. La décoloration massive des récifs coralliens est devenue cinq fois plus fréquente au cours des 40 dernières années.

Une situation alarmante

L’incapacité du monde à agir de manière décisive pour éviter les extinctions massives de coraux inquiète les scientifiques. Les enquêtes des scientifiques sur le déclin de la Grande Barrière de corail les ont conduits, à discuter publiquement avec le gouvernement et les médias australiens. Très souvent, ces derniers ont tendance à minimiser les dommages causés par le réchauffement climatique ou promeuvent es projets menaçant les récifs.

Les rapports clés les plus récents sur le changement climatique incluaient des avertissements sévères sur la spirale de la mort des récifs et appelaient à des réductions importantes et immédiates de la pollution par les gaz à effet de serre pour éviter leur annihilation. Selon les chercheurs, même si le réchauffement climatique était plafonné à la limite fixée par l’accord de Paris sur le climat, 90 % des récifs de la planète disparaîtraient.

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