A l’heure où le monde vit une double crise sanitaire (coronavirus) et environnemental (réchauffement climatique), l’hydrogène naturel pourrait enfin prendre toute sa place dans la transition énergétique. Cette ressource est totalement vertueuse car abondante, renouvelable, sans risques et moins chère. Au Mali, Hydroma SA, la société d’exploration du milliardaire Aliou Diallo, croit en son potentiel depuis plus de dix ans.

Bourakébougou profite déjà de la révolution énergétique de Hydroma SA

Créée en 2010 et basée au Canada, Hydroma SA est une entreprise spécialisée dans la recherche, le développement et l’exploitation de l’hydrogène naturel et des hydrocarbures liquides et gazeux. Détenue à 100% par des Maliens, principalement par Aliou Diallo, cette entreprise a acquis, il y a plus de dix ans, un permis d’exploitation pour l’hydrogène naturel couvrant une superficie de 1264 km² dans le cercle de Kati, au Mali.

Après avoir identifié des puits positifs, Hydroma SA a réalisé une première unité pilote pour produire de l’électricité à partir de cette ressource naturelle. L’énergie propre générée sert à électrifier le village de Bourakébougou, sans émission de CO2.

Après le succès de cette première phase qui avait valeur de test, Hydroma SA a lancé, en août 2019, la seconde étape de son projet : la production d’électricité verte à grande échelle. Comme l’exploitation à l’échelle industrielle nécessite d’importants financements, Aliou Diallo a vendu ses parts dans la société minière malienne Wassoul’Or. Il en aurait tiré une centaine de milliards, selon des médias maliens.

Mais la somme reste insuffisante, alors l’entrepreneur s’est mis en quête de partenariats en Europe, notamment en Allemagne où l’hydrogène vert occupe une place importante dans la transition écologique.

Hydroma SA ouvre la voie des énergies non polluants et bon marché

Si la centrale pilote Hydroma SA de Bourakébougou devait être reproduite à l’échelle industrielle, elle pourrait garantir au Mali une source d’électricité propre et surtout l’indépendance énergétique. Elle pourrait en outre fournir un excédent à l’exportation, principalement en Afrique de l’ouest. A l’international, Hydroma SA ouvrira la voie vers l’avenir, celui des carburants non polluants et de l’électricité bon marché.

Les décideurs publics mondiaux, encore réticents, s’engagerait alors dans l’exploitation de l’hydrogène naturel.

Les premiers succès de l’initiative Bourakébougou ont déjà donné aux scientifiques des raisons d’explorer la promesse de l’hydrogène naturel comme alternative viable aux combustibles fossiles.

Bientôt la reprise des activités

Avant la crise du coronavirus, Hydroma SA menait parallèlement des prospections en Australie et au Canada pour la découverte de puits d’hydrogène naturel. La société compte très vite reprendre ses activités dans ces contrées, une fois que le déconfinement aura donné des résultats probants. Au Mali, les ingénieurs d’Hydroma SA vont bientôt progressivement reprendre leurs activités.

Le couvre-feu a été levé samedi et les écoles rouvriront le 02 juin, d’après une décision prise samedi par le conseil de défense malien. Mais le port du masque reste obligatoire dans les lieux publics.

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