L’eau de mer distillée provenant de l’extraction du sel est utilisée par les lave-vitres. Un témoignage de l’économie circulaire depuis la Zélande. Que l’extraction du sel de l’eau de mer existe toujours est un miracle mineur. De nos jours, le sel est pompé du sol (aux Pays-Bas). Mais l’extraction du sel, la récolte du sel de l’eau de mer, est quelque chose qui se faisait il y a des siècles.

C’est certainement vrai, mais Christian Clerx de la province néerlandaise de Zélande a redécouvert ce métier séculaire et depuis quelques années, il fabrique et commercialise du sel marin sous la marque Zeeuwsche Zoute. Sur les rives de l’Oosterschelde, près de Bruinisse, il fait remonter l’eau de mer lorsque la marée monte. C’est là que l’eau est à son meilleur, grâce aux propriétés purifiantes des bancs de sable, des huîtres et des moules.

Innover un procédé traditionnel

L’eau pompée est ensuite filtrée dans la raffinerie de sel afin, entre autres, d’éliminer les microplastiques de l’eau. La saleté, comme les algues, est également filtrée sans que le sel de mer ne perde sa teneur naturelle en minéraux. L’eau est ensuite chauffée dans une cuve jusqu’à ce que la majeure partie de l’eau de mer s’évapore.

Voici une vidéo proposant ce procédé :

À l’étape suivante, le sel est transféré dans des cuves de sel plus petites et ouvertes. Des cristaux de sel (en forme de pyramides miniaturisées à l’envers) se forment ensuite à la surface de l’eau. Lorsque les cristaux sont suffisamment gros, ils coulent d’eux-mêmes au fond des cuves.

Le bon type de saveur pour les flocons de sel

Ensuite, il est temps pour la récolte. C’est là que vous pouvez voir la main de l’artisan au travail, c’est ainsi que Clerx décrit ce métier sur son site. Lorsque les flocons de sel ont la bonne saveur et la bonne texture, ils sont soigneusement retirés des cuves à la louche puis laissés à sécher lentement dans des fours à sel. C’est un processus traditionnel.

L’aspect innovant réside dans les restes d’eau. Cela ne disparaît pas dans l’environnement, mais est plutôt collecté et depuis le début de cette année, est fourni à Schoonmaak op Maat, une entreprise de nettoyage de la ville voisine de Zierikzee. Ils aiment utiliser cette eau car elle ne contient pas de calcaire. L’entreprise ne remplit plus ses seaux avec de l’eau du robinet, mais avec de l’eau de mer purifiée de Zeeuwsche Zoute.

Production durable

La production limitée (200 kilogrammes de sel par mois) de Zeeuwsche Zoute est durable à plus d’un titre. Toute la chaleur nécessaire pendant le processus de production provient de l’énergie éolienne.

L’entreprise vend le sel dans de petits sacs (en plastique, certes), des bocaux en verre, des cylindres en carton et des moulins à sel en verre et en bioplastique biodégradable. La petite entreprise peut déjà compter sur une clientèle qualitativement de premier ordre. L’avenir de Zeeuwsche Zoute est sûr d’être également très durable dans ce sens.

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