Des chercheurs norvégiens créent un modèle d’apprentissage automatique pour mieux comprendre d’où proviennent les déchets plastiques et prédire où ils seront collectés.

Le modèle se présente sous la forme d’une application open source qui permettra aux gens de photographier les déchets plastiques d’une région spécifique et de découvrir leur origine. Il peut ensuite utiliser l’apprentissage automatique pour déterminer les tendances existantes concernant le type de plastique qui se termine dans les régions (par exemple, les déchets plastiques associés à l’agriculture ou aux zones industrielles) et prédire où quelles zones deviendront des points chauds pour la pollution plastique.

Construire une base de données à travers des photos

Selon Hellevik, la plupart des nettoyages des plages dans sa région sont effectués par des bénévoles qui sont chargés de collecter les déchets, puis d’enregistrer manuellement le plastique via un portail. En plus d’être lente, elle note que cela peut démoraliser les bénévoles en raison de la lourdeur du processus. Cela permettrait aux volontaires de photographier rapidement le plastique pendant qu’ils nettoient, laissant l’application reconnaître le plastique et automatiser le processus d’enregistrement dans une base de données.

Voici une autre application d’une grande utilité :

La base de données permet de visualiser les tendances de la pollution, tandis que le modèle peut donner des indications sur où organiser les équipes de nettoyage ciblées et même indiquer qui sont les principaux pollueurs. L’un des objectifs ultimes est de rendre ces nettoyages plus professionnels et de transférer la charge sur les autorités. Cela signifie que la responsabilisation des pollueurs précis est renforcée par l’intervention du gouvernement et l’élaboration des politiques. Il confie également au gouvernement la responsabilité d’organiser des équipes de nettoyage plus « professionnelles » pour s’occuper des déchets plastiques.

Christina Hellevik est l’une des chercheurs de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU) qui dirige le projet pilote, bien nommé PlastOpol . L’objectif du projet est d’ajouter une structure au processus de nettoyage et de développer une base de données à utiliser par les autorités locales. 

Projet pilote

En partenariat avec l’autorité portuaire de la région d’Ålesund, le comté de Møre og Romsdal et la municipalité d’Ålesund, PlastOpol est un projet pilote qui aspire à une utilisation plus large. Des bénévoles testeront l’application ce printemps et elle devrait être prête à être utilisée par le public d’ici 2022.

Les chercheurs espèrent que dans un projet plus large, ils pourront connecter le modèle de prédiction à l’application et créer un outil complet que les gens du monde entier pourront utiliser. Mais cela pourrait prendre encore quelques années. L’objectif final est de pouvoir influencer la politique avec les données. Cette recherche constitue une avancée majeure dans le domaine. Dans un contexte où les déchets en plastique constituent une véritable menace pour la planète, cette nouvelle application permettra en outre d’avoir un meilleur suivi. De plus, elle pourra être utilisée par tous, que ce soit les industriels ou encore les particuliers. Cependant, on attend toujours quand elle sera déployée.

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