Notre alimentation a une empreinte environnementale massive : un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent de la chaîne alimentaire. Une part tout aussi importante de toute la nourriture mondiale est gaspillée.

Une partie de la clé d’une chaîne alimentaire plus durable réside dans les données, explique Dirk van Ledden, coordinateur du Fieldlab Smart Food Processing. Le secteur agroalimentaire peut bénéficier beaucoup plus des données pour lutter contre les grands problèmes sociaux, comme le gaspillage alimentaire.

Conférence sur l’avenir de l’agroalimentaire axé sur les données

Les données jouent un rôle indispensable dans l’analyse et l’amélioration de la chaîne agroalimentaire, déclare Jack Mikkers, maire de la ville néerlandaise de Den Bosch. De ce point de vue, la deuxième édition de la conférence Data Driven Agrifood Future (DDAF) a été organisée plus tôt ce mois-ci dans sa ville, la data city des Pays-Bas. Le but ? Pour connecter les parties de l’industrie agroalimentaire et des données.

Voici une vidéo en anglais parlant de l’agriculture plus intelligente :

Dans le cadre politique développé par le député de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Nature Elies Lemkes-Straver, un rôle majeur est réservé aux données et à la numérisation du secteur. Le secteur agroalimentaire du Brabant septentrional a l’ambition d’être leader en Europe. Nous visons la numérisation complète de toutes les chaînes d’ici 2030. Ils souhaitent également que 100 start-up innovantes du secteur agricole et alimentaire se soient implantées ici à cette époque.

Les données en action : pommes locales et lait personnalisé

Les utilisations potentielles des données pour une chaîne de valeur alimentaire plus efficace sont infinies, déclare Van Ledden. Par exemple, les données peuvent aider à vendre plus d’aliments produits localement. Ils savent quelle pomme vient de quel pays, de quelle région ou même de quel terrain. Mais le consommateur qui se tient devant les rayons des supermarchés n’en a aucune idée. Si les supermarchés communiquaient ces données, les consommateurs seraient en mesure de faire un choix plus conscient.

De même, Mikkers constate un besoin croissant des consommateurs de transparence et de personnification. De plus, les données peuvent aider à lutter contre le gaspillage alimentaire. Dans les supermarchés en Chine, les gens scannent une brique de lait. Le pack qui a une durée de conservation de deux jours de plus, coûte 25 centimes d’euro et un pack qui est encore bon pour deux semaines, coûte 1 euro. Il existe déjà tellement de façons d’utiliser les données de manière plus intelligente.

Au Food Techpark Brainport de la ville néerlandaise d’Helmond, Van Ledden, en collaboration avec la province du Brabant septentrional, travaille sur le programme d’innovation Smart Food Processing et Future Foods visant à apporter un soutien concret à l’industrie agroalimentaire de la province. Par exemple, avec un grand nombre de partenaires, nous travaillons sur une vision future du Handsfree Food Processing. Actuellement, une cinquantaine d’ouvriers sont assis à une longue table à décortiquer des fraises. C’est beaucoup plus hygiénique et efficace si cela est fait par des co-bots. La coopération entre les humains et les robots est très importante.

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