Le prix du gaz naturel a considérablement augmenté. De plus, il y a beaucoup d’opposition à la croissance effrénée de toutes sortes d’énergies renouvelables. Face à cela, le débat sur le nucléaire refait surface. Le Royaume-Uni a annoncé cette semaine qu’il prévoyait une nouvelle centrale nucléaire de taille moyenne, construite par Rolls Royce. Des plans pour six nouvelles centrales nucléaires sont également en cours en France, a annoncé le mois dernier le président français Emmanuel Macron. Et quelle est la réalité de la probabilité de deux autres centrales nucléaires aux Pays – Bas ?

Le nucléaire pour sortir de la crise énergétique et climatique actuelle. On en parle avec Martien Visser, maître de conférences en transition énergétique à la Hanze University of Applied Sciences de Groningen, aux Pays-Bas et responsable de la stratégie d’entreprise de la société énergétique Gasunie. Il considère l’énergie nucléaire principalement comme l’une des sources de toute la palette d’énergies essentielles sans CO2 que nous ne devrions pas systématiquement négliger. Peter de Jong, responsable du programme de production d’électricité au Natuur & Milieu (Nature & Environnement, une organisation environnementale indépendante), n’est pas d’accord et dit que nous ferions mieux d’investir notre argent dans l’énergie solaire et éolienne.

Sans CO2

L’énergie nucléaire libère à peine du CO2. Il est vrai que la production d’uranium et la construction de centrales nucléaires entraînent des émissions de CO2, mais il en va de même pour la production et la construction, par exemple, de parcs solaires, de parcs éoliens et de barrages. Le nucléaire contribue donc à freiner le réchauffement climatique.

Voici une vidéo parlant de la situation en France :

Une solution plus stable

La production d’énergie nucléaire ne dépend pas de la météo, comme le sont le soleil et le vent. Hors périodes de maintenance programmées, nous pouvons compter sur le rendement des centrales nucléaires. Certains pourraient penser que nous allons éventuellement adapter notre demande d’énergie de manière significative à la disponibilité de sources dépendantes des conditions météorologiques, mais j’ai des doutes à ce sujet. La plupart des processus continueront.

Nous voulons aussi pouvoir conduire une voiture s’il n’y a pratiquement pas de vent ou pas du tout pendant une semaine. Cela signifie qu’en plus du soleil et du vent, nous avons besoin d’une source extrêmement importante et stable sans CO2. La biomasse est cette source pour le moment, mais elle a aussi ses inconvénients et ses adversaires. L’hydrogène pourrait être une bonne option, mais il est lent à se développer.

Ne dépend pas d’une seule source

La crise actuelle du gaz naturel démontre que nous ne devons pas nous rendre trop dépendants d’une seule source d’énergie. Nous semblons désormais opter massivement pour l’éolien, notamment offshore, mais qui peut me dire que le changement climatique ne provoquera pas des mois de périodes sans vent dans le nord-ouest de l’Europe d’ici 2050 ? C’est pourquoi il est bon d’avoir une gamme de sources. Si l’une de ces sources échoue, il existe encore des alternatives.

En ce qui concerne cela, il n’est même pas si important qu’un système utilisant l’énergie nucléaire soit légèrement moins cher ou plus cher qu’un système utilisant l’énergie solaire ou éolienne ou la biomasse. Il est plus important de ne pas mettre trop d’œufs dans le même panier et de travailler sur un système énergétique fiable et capable de faire face aux imprévus. Par ailleurs, il est certain que les centrales nucléaires peuvent devenir beaucoup moins chères qu’aujourd’hui si elles sont construites en série et standardisées. En ce sens, il est important d’initier ce type de développement avec un certain nombre de pays européens partageant les mêmes idées.

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