En juillet 2022, l’incertitude persiste alors que des vagues de SRAS-CoV-2 continuent d’émerger. Au fil du temps, de nouvelles variantes de virus apparaissent et menacent de réduire l’impact des efforts de vaccination existants. Il existe un besoin évident de stratégies pour lutter à la fois contre les variantes émergentes et pour protéger les populations contre les futures menaces potentielles pour la santé humaine telles que les virus de chauve-souris apparentés.

Un nouveau consortium vise à résoudre ces problèmes en établissant la première preuve clinique chez l’homme pour une nouvelle conception de vaccin. Le vaccin ciblera à la fois le SRAS-CoV-2 et un certain nombre de virus de chauve-souris apparentés qui ont le potentiel de se propager aux humains. Il s’appuie sur des technologies développées par le Molecular Immunology Group de l’Université d’Oxford et par le Bjorkman Group basé à Caltech, dirigé parProfesseur Alain Townsend à l’unité d’immunologie humaine du CRM et par la professeure Pamela Bjorkman.

La colle attache les protéines de pointe

Contrairement à de nombreuses conceptions de vaccins existantes qui utilisent de l’ARNm ou un vecteur viral pour présenter des sections de la protéine de pointe d’un seul type de virus au système immunitaire, ce nouveau vaccin utilisera des nanoparticules de protéines contenant une colle protéique pour attacher des sections antigéniques apparentées des protéines de pointe de huit virus différents. En incorporant une conception de « vaccin mosaïque-8 » créée à Caltech, ces nanoparticules favoriseraient les réponses immunitaires aux parties communes de chacun des différents types de coronavirus au sein d’un seul vaccin.

Voici une vidéo en anglais présentant cette recherche :

Les témoignages publiés par les chercheurs démontrent que cette technologie vaccinale suscite non seulement des réponses immunitaires protectrices contre les virus de type SRAS, mais également contre certains coronavirus non présentés dans le vaccin d’essai. Cela suggère que la technologie pourrait fournir une protection contre les futures nouvelles variantes du SRAS-CoV-2 et les coronavirus encore inconnus susceptibles de se propager à partir des populations animales.

Sciences collaboratives

Alain Townsend, responsable d’Oxford du consortium, professeur d’immunologie moléculaire au MRC Weatherall Institute of Molecular Medicine, Université d’Oxford, a déclaré que l’’évolution de ce consortium est un exemple de science collaborative à son meilleur. Ils ont été profondément impressionnés par la puissance de la colle pour coller les protéines ensemble développée par Mark Howarth (Biochimie Oxford), et dérivée de ses belles recherches scientifiques fondamentales sur la bactérie Streptococcus pyogenes.

Grâce aux connexions établies par Ian Wilkinson (Absolute Antibody), ils se sont joints à des collègues d’Ingenza et de CPI qui ont réussi à créer une version entièrement fonctionnelle du vaccin produit dans des microbes, réduisant ainsi le coût de production. Ils ont collaboré avec le professeur Pamela Bjorkman et l’équipe de Caltech, qui avaient indépendamment développé le concept brillant de la version mosaïque du vaccin et sommes ravis de continuer à travailler avec ce consortium de classe mondiale.

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