La grande victoire du candidat écologiste à l’élection municipale de Lyon est à la une de l’actualité éco-citoyen. En référence aux événements du 11 mars 2020, l’élection de Grégory Doucet pourrait susciter le tourment et la colère des habitants du quartier populaire de la Guillotière.

Et pour cause : les résidents des quartiers populaires des grandes villes subissent davantage les effets de la pollution de l’environnement et la pression des politiciens écologistes. Pourtant, leur mode de vie est beaucoup plus saine que celle de la population aisée.

Le nouveau maire de Lyon chassé du quartier de la Guillotière

L’intérêt des citoyens pour la cause écologique est indéniable. En atteste, l’élection de Grégory Doucet lors des dernières municipales à Lyon. Le candidat, tête de liste du parti écologiste français Europe Ecologie les Verts, est inconnu du public sur la scène politique mais a su convaincre la majorité des Lyonnais.

Grégory Doucet a obtenu 52,4 % des voies à l’issu du second tour des élections municipales avec. La victoire du candidat écologiste fait le grand bonheur des habitants qui aspirent à une ville 100 % écolo mais suscite la colère des résidents des quartiers populaires.

Les habitants du quartier de la Guillotière ont notamment exprimé leur mécontentement lors d’un passage de Grégory Doucet, accompagné de Fanny Dubot, tête de liste d’EELV dans le 7ème arrondissement, le 11 mars 2020, en pleine campagne électorale.

Les résidents de ce quartier populaire, majoritairement issus de l’immigration, dénoncent la gentrification, déjà bien entamée à Lyon et craignent notamment la transformation de leur quartier, suivant l’exemple de la Confluence.

Cet ancien quartier populaire est devenu, en quelques mois, un éco-quartier qui accueille des logements de standing vendus ou mis en location à des prix inaccessibles pour la classe sociale modeste et pauvre.

Les habitants des quartiers populaires victimes des politiques écologiques ?

Face à l’application des différentes mesures de gentrification, les habitants des quartiers populaires se sentent stigmatisés par les élus écologistes. Pourtant, la population modeste et pauvre a un mode de vie beaucoup plus environnementaliste que les ménages aisés, même si ces habitudes relèvent davantage de la nécessité que d’une véritable intention de lutter contre la destruction de l’environnement.

En effet, la classe populaire est beaucoup plus économe et adopte des gestes plus respectueuses de l’environnement (sans s’en rendre vraiment compte) :

recyclage des objets du quotidien pour éviter le gaspillage, économie d’eau et d’énergie pour réduire les factures, consommation de produits, … . Par ailleurs, les politiques ne considèrent pas assez les initiatives écologiques des quartiers populaires.

En réponse aux contestations des habitants du quartier de la Guillotière, les nouveaux élus écologistes d’EELV à Lyon soutiennent leurs actions en énonçant comme motivations premières le renforcement de la mixité sociale et l’amélioration des conditions de vie des habitants actuels, grâce à un aménagement plus agréable et plus respectueuse de l’environnement et à la mise en œuvre de politiques spécifiques visant à permettre aux populations les plus modestes d’accéder aux nouveaux logements solidaires qui seront construits dans le futur éco- quartier.

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