Selon les informations de la Société allemande de neurologie, environ 60 % de la population en Allemagne, soit plus de 50 millions de personnes, souffrent d’une maladie neurodégénérative. Ceux-ci incluent les migraines et les céphalées de tension ainsi que, par exemple, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la SLA, les tumeurs cérébrales et toutes les formes de démence.

Le projet RobustSynapses soutenu par l’Union européenne peut aider à une meilleure compréhension. En effet, les chercheurs ont maintenant cherché à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau des patients. Ils ont examiné en profondeur les synapses. De nombreuses maladies du cerveau commencent à ces jonctions. Et l’équipe a eu un premier succès. Les scientifiques ont pu identifier des dysfonctionnements centraux et ainsi trouver de nouveaux points de départ pour des traitements salvateurs.

Des traitements plus efficaces

Les synapses sont de petites jonctions dans le cerveau qui relient les extrémités des neurones, permettant aux signaux de voyager d’un neurone à l’autre. Par conséquent, les synapses jouent un rôle dans le fonctionnement du cerveau. À mesure que la maladie neurodégénérative progresse, les synapses sont souvent les premières à être touchées. Verstreken pense cependant que grâce à de nouvelles découvertes, les maladies peuvent être détectées plus tôt dans le futur.

Voici les avis des spécialistes à ce sujet en anglais :

Il sera alors possible pour les médecins d’intervenir plus spécifiquement avec des traitements plus efficaces pour soulager les problèmes des patients. C’est pourquoi, dans ce projet financé par le Conseil Européen de la Recherche, il a voulu savoir plus précisément comment fonctionnent exactement ces synapses et ce qui peut provoquer leur dysfonctionnement.

De nouvelles possibilités pour des cibles thérapeutiques

Les deux approches ont confirmé la découverte qu’un processus appelé «autophagie spécifique aux synapses» provoque des problèmes au niveau des synapses. Selon Verstreken, cette découverte pourrait conduire à de nouvelles possibilités de cibles thérapeutiques dans le traitement des maladies neurologiques. L’une de leurs innovations les plus intéressantes était qu’ils ont pu développer des outils qui interfèrent avec les défauts induits par ce processus au niveau des contacts synaptiques, y compris le déclin cognitif.

En laboratoire, Verstreken et ses collègues étudient maintenant quelles cellules du cerveau changent en premier. Premièrement, ils utilisent des approches unicellulaires pour définir quelles cellules du cerveau sont les plus affectées par les processus synaptiques qu’ils découvrent. Une découverte passionnante a été de découvrir pourquoi les patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent de problèmes de sommeil.

Un remède possible dans le futur ?

À l’avenir, Verstreken prévoit de poursuivre ses recherches dans cette direction particulière et de rechercher d’autres cellules affectées dans le cerveau des patients. Ceux-ci pourraient ensuite être modélisés dans des systèmes appropriés en laboratoire, soit chez des animaux vivants comme dans ce projet, soit dans des neurones humains dérivés de cellules de la peau.

Jusqu’à présent, il n’existe aucun remède contre les maladies neurodégénératives, mais de nouvelles opportunités de recherche créées par le projet RobustSynapses pourraient conduire à de nouveaux traitements à l’avenir. C’est du moins ce qu’espère Verstreken.

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