Seuls 12 % des locaux commerciaux d’une superficie supérieure à 1000 mètres carrés sont équipés de panneaux solaires sur leurs toits. Aux Pays-Bas, cela représente plus de 140 000 locaux, ce qui se traduit par environ 38 000 hectares de surface de toiture. Sur toute cette surface de toiture, même pas 5 000 hectares sont recouverts de panneaux solaires, selon les chiffres du cabinet de conseil OverMorgen.

Même si de nombreux entrepreneurs souhaitent installer des panneaux solaires sur leurs toits, cela n’est tout simplement pas possible dans certains cas. Par exemple, parce que leur structure de toit n’est pas assez solide pour supporter le poids des panneaux. La start-up Solarge, basée à Eindhoven, fait partie des entreprises qui ont trouvé une solution à ce problème, dont nous avons parlé la semaine dernière.

L’entreprise fabrique des panneaux solaires deux fois moins légers que les panneaux solaires traditionnels. Comment ? En remplaçant le verre par du plastique, ce qui élimine également le besoin d’un cadre en aluminium. Pour ce faire, l’entreprise a combiné le savoir-faire de SABIC (qui a développé un plastique qui se comporte comme le verre) avec l’expertise de Heijmans (qui a su appliquer la technique). La société prévoit d’ouvrir une première usine de production de masse au début de 2022. Il est prévu que 500 000 mètres carrés de panneaux solaires sortent de l’usine chaque année.

Pas impossible finalement

On a longtemps pensé qu’il était impossible de remplacer le verre par des panneaux en plastique. Selon Marc Koetse de l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée (TNO), il y a plusieurs raisons à cela. Koetse travaille chez TNO dans le cadre du consortium Solliance sur l’intégration de panneaux solaires dans les produits. Les tuiles, par exemple. Le verre a un certain nombre de propriétés qui sont importantes pour les panneaux solaires. Tout d’abord, il est incroyablement transparent. Deuxièmement, il est relativement peu coûteux à produire et incroyablement durable. Il faut vraiment faire de son mieux pour le briser sur une période de 20 ans.

Voici une vidéo en anglais montrant le potentiel du verre :

Une autre propriété importante du verre est qu’il scelle parfaitement les cellules solaires des influences extérieures. Prenez le panneau solaire le plus courant. Ceux-ci sont constitués de cellules solaires en silicium sur lesquelles sont appliqués des contacts métalliques. Si de l’eau et de l’oxygène atteignent ces contacts, surtout lorsqu’ils sont sous courant, ils se corroderont sérieusement et votre panneau tombera en panne. C’est quelque chose que vous voulez empêcher. Le verre bloque ces influences et offre une excellente protection pour les cellules solaires. Le plastique ne le fait pas aussi bien. Ce n’est pas pour rien que nous mangeons des légumes en conserve ou en conserve, explique Koetse.

Un petit cours sur les polymères

Il y a eu beaucoup d’expérimentations avec cela au fil des ans, Koetse le sait. Il existe de nombreux plastiques industriels que vous pouvez rendre aussi transparents que le verre. Ces plastiques que vous utilisez pour fabriquer des sacs ou des plateaux. Mais aussi des acrylates, que vous utilisez pour fabriquer du plexiglas. Ce n’est tout simplement pas un bon candidat, car il s’affaiblit au soleil. La chaleur le rend doux.

Un autre problème avec le remplacement du verre par du plastique, souligne Koetse, est qu’ils sont flexibles. Surtout s’il s’agit de matériaux plastiques minces. Les cellules solaires au silicium des panneaux solaires standard sont rigides et fragiles. Vous ne pouvez pas les plier, car ils se cassent alors. Solarge résout intelligemment ce problème en montant une plaque de plastique composite stable à l’arrière.

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