Dans le BTP comme dans bien d’autres secteurs de l’économie, l’innovation est l’un des leviers indispensables pour mettre en place des technologies plus performantes, mais également des processus plus efficaces dans la conduite des projets. Le groupe Eiffage l’a bien compris et intègre cette plus-value essentielle dans la conception et la conduite de tous ses chantiers, depuis longtemps déjà. À la clé : un BTP plus efficient et plus durable.

 

« L’innovation, c’est une situation qu’on choisit parce qu’on a une passion brûlante pour quelque chose ». Cette phrase attribuée à Steve Jobs semble illustrer la manière dont le groupe Eiffage aborde le sujet depuis de nombreuses années. Déjà, il y a dix ans, Jean Guénard, alors Président d’Eiffage Travaux Publics déclarait que, plus qu’une nécessité, l’innovation était génétique pour son entreprise. La réalisation d’ouvrages hors du commun comme le viaduc de Millau il y a 20 ans, ou actuellement les travaux gigantesques de Grand Tortue au Sénégal, ou du Grand Paris Express, montrent qu’il ne s’agit pas que d’une pétition de principe. L’utilisation de matériaux toujours plus performants, de technologies novatrices ou d’approches méthodologiques nouvelles sont au cœur de la stratégie de cette major du BTP.

Moins de pénibilité et moins de nuisances

Lorsque l’on parle d’« innovation », on pense en premier lieu à de nouveaux outils permettant d’améliorer les performances de l’entreprise et la qualité de son offre. C’est vrai, et cela passe notamment par l’amélioration de la productivité, et du quotidien des ouvriers sur les chantiers. « Le métier sur le terrain évolue vers une moindre pénibilité, une partie de nos efforts d’innovation étant dirigée dans ce sens, de façon connexe à nos progrès en matière de sécurité », confirme Guillaume Sauvé, Président d’Eiffage Génie civil et Eiffage Métal.

Concrètement, cela se traduit par l’apparition sur les chantiers de robots porteurs de charge, d’exosquelettes, et même d’une main bionique qui permet d’augmenter la force de serrage et de limiter les effets de la répétition. Toujours dans le même ordre d’idée, le groupe a également mis à disposition de ses équipes un robot qui perce des trous dans le béton tous les vingt centimètres pour faire les radiers des voies ferrées afin de les libérer de cette tâche ô combien répétitive et fastidieuse. Et parce que l’un des avantages d’un grand groupe tel qu’Eiffage, c’est de pouvoir s’appuyer sur toutes les forces vives de l’entreprise, l’innovation naît aussi parfois directement sur le terrain, où elle s’exprime par la créativité dans des solutions pratiques et optimisées pour construire ce qui a été conçu, en absorbant les aléas quotidiens auxquels font face les chefs de chantiers.

« Toute solution pratique et pertinente trouvée sur un chantier fait l’objet d’un retour d’expérience et d’une diffusion large et rapide à tous les chantiers en cours et à venir », précise Guillaume Sauvé qui se félicite d’appartenir à un groupe où les innovations locales peuvent très vite remonter aux échelons supérieurs, puis rapidement circulé de chantiers en chantiers, et de filiales en sociétés spécialisées.

L’autre point noir des chantiers, et notamment pour les riverains, ce sont les nuisances. Dans ce domaine aussi, Eiffage multiplie les nouveautés. Cela passe, par exemple, par l’utilisation de camions et d’engins sur lesquels les bips de recul habituellement très stridents ont été remplacés par un dispositif baptisé le « cri du lynx ». Moins aigu et très directionnel, ce nouveau signal sonore, utilisé maintenant sur la plupart des chantiers, se fond dans l’ensemble des bruits du chantier et de la rue, réduisant ainsi la gêne pour les personnes qui résident ou travaillent aux alentours, sans compromettre la sécurité des opérateurs, pour laquelle il a été conçu.

Dans cette même optique, le groupe a opté pour des engins électriques et des véhicules Volvo fonctionnant au Gaz naturel liquéfié pour effectuer les travaux dont il a la charge sur le vaste projet qu’est le Grand Paris Express (GPE). Plus silencieux que leurs homologues roulant au diesel, ces véhicules ont aussi l’énorme avantage de réduire les émissions de CO2 de 20 % par rapport au diesel, voire de 100 % avec l’utilisation du bio-GNL, tout en conservant des performances identiques.

 

L’innovation au service du développement durable

Car c’est là l’un des enjeux majeurs de l’innovation chez Eiffage : non seulement se mettre au diapason des enjeux de la ville durable et de la transition écologique, mais aussi tirer le secteur vers le haut. La major du BTP a donc annoncé, dans son « rapport climat » annuel, s’être fixée une trajectoire vertueuse selon la méthode innovante de son partenaire Ecoact, avec pour objectif de réduire de 46% ses émissions de GES d’ici 2030. Naturellement, relever le défi du développement durable fait appel à l’innovation.

« Notre ingénierie de la construction, nos efforts d’innovation sont un des leviers essentiels pour réduire la « facture CO2 » des autres secteurs. Ce sont les constructeurs de route d’aujourd’hui qui œuvrent à la route « zéro carbone » de demain, ce sont les constructeurs urbains d’aujourd’hui qui œuvrent aux écocités bas carbone de demain. L’émission en CO2 de nos chantiers, de mieux en mieux maitrisée, est en quelque sorte un investissement qui permettra demain une émission globale beaucoup moindre », détaille Guillaume Sauvé. Cette politique a d’ailleurs conduit Eiffage à développer une plateforme carbone & climat baptisée Sekoya afin d’identifier, mettre en valeur et soutenir les solutions « bas carbone » des entreprises les plus innovantes. Une sorte de « club industriel bas carbone » dans lequel Eiffage montre l’exemple, comme en témoignent les nombreux dispositifs plus respectueux de l’environnement que le groupe déploie sur ses chantiers.

Cela peut donc être l’utilisation de véhicules plus propres, mais parfois, les solutions sont de plus grande ampleur, comme cette bande transporteuse mise en œuvre sur le chantier de l’autoroute A79. Long d’1,7 kilomètres, ce tapis roulant géant a permis de déplacer les quelque 2,2 tonnes de matériaux utilisés pour rehausser le niveau de la route tout en évitant la rotation de 160000 camions d’approvisionnement (oui, cent soixante mille, il n’y a pas de 0 en trop !).

L’autre problème majeur auquel doivent répondre les entreprises du BTP en matière de développement durable, c’est la pollution engendrée par les matériaux qu’elles utilisent. Là encore, le groupe Eiffage a développé des solutions pour proposer des approches innovantes, plus respectueuses de l’environnement, mais aussi pour recycler et valoriser les déchets produits par ses diverses activités. Au chapitre des matériaux, la filiale Eiffage route a notamment mis au point plusieurs enrobés écologiques, tels que Recytal ARM et Biophalt. Ce dernier a d’ailleurs été distingué par le Comité Innovation Routes et Rues dans le cadre de l’édition 2019 de l’appel à projets innovants « Routes et Rues ».

Quant à Eiffage Construction et Eiffage Génie Civil, les deux filiales misent sur le béton très bas carbone, l’une ayant utilisé ce matériau sur son chantier des Ateliers Gaieté dans le quartier de Montparnasse à Paris et l’autre ayant noué un partenariat inédit de trois ans avec Hoffmann Green Cement Technologies. Et quand il n’innove pas au niveau des matériaux, le groupe se distingue en développant des outils révolutionnaires pour mieux valoriser ses déchets. Ainsi, Carasol, mis au point par Eiffage, caractérise très rapidement les différents composants des sols, permettant de rationaliser davantage évacuation et exploitation des matériaux. Cet outil est un atout de « productivité durable » qui révèle toute sa pertinence sur un chantier où la part des travaux souterrains, et donc d’excavation, est essentielle comme celui du lot 16-1 du Grand Paris Express.

De fait, la Société du Grand Paris est se montre particulièrement attentive à l’apport de solutions nouvelles dans la réalisation de ses chantiers. Elle a même nommé un directeur de la stratégie et de l’innovation, John Tanguy, qui a mis en place « un processus intégré à la consultation pour promouvoir l’innovation ». Une démarche qui ne peut qu’inciter les entreprises prestataires à faire toujours mieux en la matière, à l’instar d’Eiffage.

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