La compagnie européenne Airbus veut construire son propre avion pouvant voler à l’hydrogène. Le fait que l’entreprise développe ses propres moteurs signifie qu’elle ouvre la voie à une aviation durable. Le secteur devra se mettre au vert dans les décennies à venir, notamment en Europe.

Airbus a annoncé dans un communiqué conjoint avec des compagnies comme Air France qu’il s’engageait pour une aviation durable. L’aide des gouvernements européens est cependant nécessaire pour mettre en place des partenariats industriels, entre autres. Si, par exemple, Airbus construit un moteur à hydrogène, mais qu’il n’y a pas assez d’hydrogène durable disponible par la suite, tout ce travail n’aura servi à rien.

Qu’Airbus veuille fabriquer les moteurs en interne est un grand pas en avant. Guillaume Faury, directeur général d’Airbus, a déclaré dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag que la fabrication des moteurs en interne faisait partie des possibilités. Ce serait un tournant majeur pour l’avionneur puisque les moteurs à hydrogène nécessitent un type de chaîne de production différent des moteurs à réaction standards alimentés au kérosène.

Voler à l’hydrogène

Bien que l’hydrogène puisse en principe être brûlé dans un moteur (avec quelques modifications mineures du système), ce n’est généralement pas la meilleure façon de l’utiliser. Une pile à combustible, également utilisée dans les véhicules à hydrogène, fonctionne généralement mieux. Pour Airbus, la production de moteurs électriques à hydrogène semble être la voie à suivre. Les conditions préalables à la production d’une nouvelle génération de moteurs ne sont pas claires.

Voici une vidéo parlant du projet d’Airbus :

L’aviation a longtemps été exemptée des exigences de durabilité que d’autres secteurs ont dû respecter. Par exemple, seuls les vols effectués en Europe sont tombés dans le système d’échange de quotas d’émission, où les entreprises sont facturées pour les émissions de CO₂. Mais si l’UE veut être climatiquement neutre d’ici 2050, l’aviation devra également s’adapter.

L’avenir du transport

L’industrie automobile est un secteur qui montre qu’il faut commencer des décennies plus tôt ; pendant longtemps, les constructeurs automobiles européens étaient loin derrière le nouveau venu Tesla. Entre-temps, les chaînes de production ont été adaptées et de nombreuses voitures électriques européennes sortent des chaînes de montage.

Il reste à voir si et comment cela fonctionnera avec les moteurs d’avions dans les années à venir. Il ne fait aucun doute qu’Airbus attendra une contribution de l’UE, comme presque toutes les entreprises qui doivent adapter leurs activités commerciales dans un souci de durabilité. Il s’agit d’une avancée majeure dans le domaine de l’aviation. L’hydrogène constitue une source d’énergie incontournable pour le futur du transport. C’est une solution beaucoup plus écologique et disponible en abondance.

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